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Aucun de nous ne reviendra est, plus qu'un récit, une suite de moments restitués. Ils se détachent sur le fond d'une réalité impossible à imaginer pour ceux qui ne l'ont pas vécue. Charlotte Delbo évoque les souffrances subies et parvient à les porter à un degré d'intensité au-delà duquel il ne reste que l'inconscience ou la mort. Elle n'a pas voulu raconter son histoire, non plus que celle de ses compagnes ; à peine parfois des prénoms. Car il n'est plus de place en ces lieux pour l'individu.

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Date : 12/01/2013 - 16:18:23 Auteur : lalydo (via Babelio)

Aucun de nous ne reviendra est le premier tome d'Auschwitz et après, composé de trois livres avec Une connaissance inutile et Mesure de nos jours. Sur les 230 femmes qui montèrent dans le train vers les camps de la morts, seules 49 en reviendront. Pour la première fois dans mes lectures sur la déportation, l'auteur ne fait pas un récit chronologique. Elle exprime par de petites phrases, voire de courts chapitres, son expérience dans les camps de la mort par une suite de moments restitués. La souffrance est dans chaque phrase, chaque mot, chaque personne évoquée. Malgré l'économie des mots, elle est présente, palpable, intense. Rien que dans le titre de ce premier volume, on y voit toute la douleur que Charlotte Delbo porte en elle. Même revenue, on n'en revient finalement jamais. L'horreur est toujours présente. Ce livre fait partie des témoignages les plus forts que j'ai pu lire jusque-là. Peut-être est-ce par le talent poétique qui la caractérise, par ces poèmes qui s'égrainent au milieu de l'insoutenable et qui amènent à la réflexion, à l'introspection. Sûrement aussi par le style dépouillé de son écriture qui accentue l'horreur et l'émotion qui se dégagent de son récit. Un témoignage poignant et nécessaire afin de ne pas oublier.
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Date : 18/03/2013 - 18:39:47 Auteur : brigetoun (via Babelio)

Je n'avais lu aucun de ses livres. Une voie personnelle parmi les témoignages sur Auschwitz. Une écriture qui rend sensible les sensations, douleurs, absence de sensations des corps, qui nous plonge dans l'horreur... sans autre commentaire que l'aveu de sa propre faiblesse et de l'entraide qui a permis pour certaines, dont elle a fait partie, que le désir de vie se maintienne - la pitié pour celles qui ne l'ont pas pu. Aucune philosophie affichée, juste la force des faits, et le soin mis à rendre la langue assez souple pour coller au réel, le rendre dans la mesure du possible.
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Date : 20/05/2013 - 12:05:27 Auteur : LeMonde (via Babelio)

Vous n'apprendrez pas grand-chose du cauchemar des camps que vous ne saviez déjà. Vous les visiterez dans leur vie dépouillée, charnelle, follement triste et sentimentale, vous retrouverez les disparues, en compagnie fidèle d'un écrivain qui témoigne que les pires forces de destruction ne viennent jamais à bout de la beauté des mots.
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Date : 09/07/2013 - 22:30:52 Auteur : MissG (via Babelio)

Charlotte Delbo avait 30 ans lorsqu'elle est arrivée à Auschwitz. Arrêtée en mars 1942, elle était entrée dans la Résistance en 1941 et faisait partie du groupe Politzer. Incarcérée à la Santé, à Paris, elle est transférée au fort de Romainville en août 1942 avant de passer par le camp de Compiègne où elle est déportée à Auschwitz par le convoi du 24 janvier 1943, un convoi de 230 femmes dont 49 seulement seront rescapées. Avant la guerre, de 1937 à 1941, elle avait été l'assistante de Louis Jouvet au théâtre de l'Athénée. Elle retravaillera avec lui de 1945 à 1947. Ecrit en 1946, "Aucun de nous ne reviendra", titre emprunté d'un vers du poème La maison des morts de Guillaume Apollinaire, est le premier volume d'une trilogie consacrée à la déportation, brossant ici des moments du quotidien à Auschwitz. C'est dans un style épuré, pudique et fortement poétique, que Charlotte Delbo évoque des moments à Auschwitz : le matin, la nuit, le jour, l'appel, le soir. Ou encore l'arrivée en train, la gare qui n'en est pas vraiment une : "Mais il est une gare où ceux-là qui arrivent sont justement ceux-là qui partent une gare où ceux qui arrivent ne sont jamais arrivés, où ceux qui sont partis ne sont jamais revenus. C'est la plus grande gare du monde.", cette destination qui n'en est pas non plus vraiment une : "Ils ignoraient qu'on prît le train pour l'enfer mais puisqu'ils y sont ils s'arment et se sentent prêts à l'affronter avec les enfants les femmes les vieux parents avec les souvenirs de famille et les papiers de famille.", l'ignorance des arrivants : "Ils ne savent pas qu'à cette gare-là on n'arrive pas.", et la vérité qui éclate devant leurs yeux : "La gare n'est pas une gare. C'est la fin d'un rail. Ils regardent et ils sont éprouvés par la désolation autour d'eux.". Ce récit n'est absolument pas centré sur elle, pas plus que sur ses compagnes dont seulement quelques prénoms sont évoqués. A Auschwitz, l'Homme n'était plus Homme, c'était une usine de la mort et de la déshumanisation où la seule identité d'un individu était son numéro tatoué sur le bras. Comme le bétail. Mais même le bétail, on ne lui fait pas endurer ce que j'ai lu dans ces lignes. J'aurais pu me pincer pour croire à ce que je lisais, mais cela n'aurait pas suffi. Plusieurs fois, j'ai relu le passage que je venais de lire. Une première fois, puis une deuxième, et une troisième. Charlotte Delbo va très loin dans son récit, porté par son style à nul autre pareil. Elle évoque les coups, les humiliations, la faim, le froid, la peur, la soif. C'est sans doute ce chapitre consacré à la soif qui m'a le plus marquée, avec lequel j'ai le plus souffert : "La raison est terrassée par la soif. La raison résiste à tout, elle cède à la soif.", et où j'ai le plus ressenti cette sensation d'irréalité ; l'autre moment étant celui où Charlotte Delbo, couverte par une compagne, se laisse aller à pleurer. Car ce qui est écrit dans ce livre est irréel sur bien des aspects pour quiconque n'a pas connu Auschwitz, et il n'y avait que deux issues possibles : sombrer dans l'inconscience ou la mort, un aspect que Charlotte Delbo a particulièrement bien mis en valeur. La peur prend la forme du Block 25, celui dans lequel étaient mises les femmes trop faibles ou mourantes avant d'être emmenées dans les chambres à gaz. Quant à la description de l'appel du matin (à 3 heures, il fait donc encore nuit), elle est tout simplement saisissante et inimaginable : "Il faudra rester des heures immobiles dans le froid et dans le vent. Nous ne parlons pas. Les paroles glacent sur nos lèvres. Le froid frappe de stupeur tout un peuple de femmes qui restent debout immobiles. Dans la nuit. Dans le froid. Dans le vent." Et Charlotte Delbo a su avec justesse mettre des mots sur son ressenti : "Tout à l'heure je cédais à la mort. A chaque aube, la tentation. Quand passe la civière, je me raidis. Je veux mourir mais pas passer sur la petite civière. Pas passer sur la petite civière avec les jambes qui pendent et la tête qui pend, nue sous la couverture en loques. Je ne veux pas passer sur la petite civière.". Et puis au-delà de la barbarie, il y avait la beauté qui était détruite, à l'image de cette compagne de Charlotte Delbo qui ne comprend pas comment sa petite soeur a pu être emmenée directement à la chambre à gaz alors qu'elle était si belle, ses bourreaux n'ont pas dû voir sa beauté : "Elle était belle, ma petite soeur. Vous ne pouvez pas vous représenter comme elle était belle. Ils n'ont pas dû la regarder. S'ils l'avaient regardée, ils ne l'auraient pas tuée. Ils n'auraient pas pu.". En guise de conclusion et en réponse au titre : "Aucun de nous n'aurait dû revenir.", pourtant certains sont revenus et ont choisi, comme Charlotte Delbo, de témoigner. Je ne peux que les en remercier. "Aucun de nous ne reviendra" de Charlotte Delbo est à ce jour l'un des récits les plus forts que j'ai pu lire sur la déportation, et l'un des plus beaux par la poésie qui s'en dégage. Il n'est pas sans rappeler le film "Nuit et brouillard" d'Alain Resnais et se distingue par une puissance narrative rarement atteinte dans les témoignages écrits sur la Shoah.
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Date : 15/07/2013 - 16:52:29 Auteur : ay_guadalquivir (via Babelio)

Ce livre n'est pas un récit. Ce livre est celui de toutes celles et ceux qui n'auraient pas dû revenir. Il se lit comme un chant, comme le chant de morts. Le livre du froid et de la soif, de la neige et de la boue. Je trouvais étrange qu'il figure dans la collections "documents" des éditions de minuit. Plus encore aujourd'hui, tant il me semble que ce livre a transfiguré ces femmes d'Auschwitz. Alors sans doute, le récit y est plus dur encore, lorsque la poésie des mots de Charlotte Delbo n'a pas réussi à en retirer l'horreur, presque au contraire. Chacune des scènes qu'elle décrit est un moment, et ce récit n'est pas une traversée de l'arrivée sous le grand porche à la sortie. C'est un moment, une suite d'instants, les images qui restent gravées. Une plus que les autres : les enfants du commandant du camp qui jouent au commandant et au déporté.
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