contact | en savoir plus | aide |
CULTURE | Lecture publique

Accueil > Recherche > Notice complète

  • Recherche simple
  • Recherche avancée
  • Modifier la recherche
  • Panier
  • ImprimerVersion écran
  • Historique
  • Demande de PIB
  • Première page
  • Page précédente
  • Notice 3 sur 18
  • Page suivante
  • Dernière page

Notice complète

3/18
Maigret et les témoins récalcitrants
Auteur :
Simenon, Georges 1903-1989
Langue :
français
Éditeur :
Librairie générale française
Collection :
<>livre de poche 32080
ISBN :
9782253158417
Type de document :
Livres

Faire venir cette édition Faire venir cette édition

Localiser une bibliothèque
Bibliothèque Commune Cote Code à barres
ANDERLECHT - Bibliothèque de l'Espace Maurice Carême ANDERLECHT 8-3 SIME 1415 02191181788
LIEGE - Bibliothèques Chiroux LIEGE 840 SIMENON 2100004213884
LIEGE - Bibliothèques Chiroux LIEGE 840 SIMENON 2100004213975

Un homme avait été tué par balles en pleine poitrine, quai de la Gare, à Ivry. Lachaume, de la biscuiterie Lachaume, maison fondée en 1871. Maigret était attendu chez le juge d'instruction. Il se comparait à un boxeur qui va en moins d'une heure, peut-être en quelques minutes, jouer sa réputation, sa carrière, provoquer les huées ou les acclamations.

Vous devez créer un compte pour ajouter des commentaires.
Date : 01/01/2012 - 17:01:07 Auteur : NOIRdePOLARS (via Babelio)

Simenon nous emmène ici découvrir le monde très bourgeois d'une famille d'industriels, qui a été, qui a compté, et qui n'est plus, qui peine à rembourser ses traites, qui licencie, qui va crever. Oh bien sûr, les biscuits qu'elle fabrique sont dans toutes les têtes, ont été dans toutes les bouches, mais justement voilà, d'autres plus dynamiques, ont pris la place. Alors cette famille, pour survivre, pour maintenir l'usine, à défaut de vendre du biscuit va vendre ses mâles. Les vendre à la plus offrante : porter un grand nom fait toujours rêver la bergère, d'autant qu'ici la bergère naît fille d'un modeste ferrailleur, enrichi sur le tard. L'auteur de la célébrissime série nous offre une peinture sans aucune concession de la famille bourgeoise et met en scène des personnages qui prennent, et sous sa plume uniquement, une force à peine croyable car dans la réalité ils sont proprement pitoyables sans pour autant susciter la pitié. On y retrouve le fils aîné de famille, nul mais prêt à tout pour maintenir la firme, le fils cadet, souffreteux, lâche à l'excès, sournois de naissance, la fille de la maison qui a fui il y a longtemps pour ne pas étouffer, la bonne qui les a tous vu naître, femme de décision, louve qui couve ses petits, qui protège, qui se tait, « la » femme enfin, la pièce rapportée qui a cru se parer d'un grand nom et s'est elle-même créé son calvaire. Des personnages secondaires, le livre n'en manque pas non plus, du play-boy qui n'a rien sauf une belle voiture et une queue en état de marche à la patronne de bistrot envieuse et ravie de bavasser, de préférence à la police pour que le bavardage fasse mal, en passant par le baveux de service qui fait son job de défense comme d'autres vont le matin au turbin, sans joie ni entrain, mais rémunéré le job. Un excellent Maigret, très noir comme souvent, mais une ambiance dans lequel le commissaire trouve difficilement ses marques, patauge dans un milieu qu'il n'aime pas, découvre des personnages qui tous l'écoeurent. On est bien de son avis.
Consulter sur Babelio

Date : 29/11/2014 - 22:22:06 Auteur : PiertyM (via Babelio)

Une fois de plus les aventures du commissaires Maigret nous entraîne dans une famille héritière d'une biscuiterie en ruine alors le seul moyen de ne pas sombrer dans le chaos, c'est de viser de bons mariages pour des hommes de cette famille, ce qui fut fait. Mais quand va mourir l'aîné, tous les témoins de la famille s'avèrent être vraiment des récalcitrants...
Consulter sur Babelio

Date : 01/04/2015 - 19:44:16 Auteur : Woland (via Babelio)

Glaçant. Comme quoi on peut créer une banquise dans un roman policier sans y faire intervenir aucun psychopathe . Simenon, nous le savons, excellait en ce domaine mais ici, il prend son temps, paresse même, semble s'amuser à accumuler les détails les plus noirs et nous laisse encore frissonnants et un peu "sonnés" alors qu'on vient de tourner la dernière page. A l'origine, la mort de Léonard Lachaume, fils aîné de la famille Lachaume dont la Biscuiterie fut fondée en 1817, ainsi que le rappelle l'inscription sur la cheminée de l'usine, derrière la maison sise quai de la Gare, à Ivry. Il est mort d'une balle de calibre .6,35, on l'a retrouvé effondré sur son lit et sa famille est en deuil ... Enfin, ce qui est curieux, c'est que, justement, lorsque Maigret arrive sur les lieux du drame, la famille est disséminée un peu partout dans la vaste maison. Il y a d'abord le père et la mère du mort, lui encore assez alerte, elle nettement plus handicapée, qui se soutiennent le moral (que feraient-ils d'autre ? ) dans une pièce. Puis le frère, Armand, une santé fragile, qui guide Maigret comme le ferait le responsable (très pincé) d'un musée et réclame d'office l'assistance d'un avocat. On aperçoit aussi Paulette, l'épouse d'Armand, une jolie femme à la mine un peu embarrassée. Le fils du mort, Jean-Paul, un collégien de douze ans à peu près, est ... au collège, cela va de soi. D'ailleurs, pour qu'il ne soit pas trop choqué, on va l'y installer comme interne dès la fin de la journée. Ah ! oui, il y a aussi l'antique servante à demi-bossue, Catherine, qui rôde au milieu de tout ça avec des airs de sorcière agacée de voir tout le monde marcher sur plates-bandes d'herbes spéciales. A l'extérieur, si l'on peut dire, outre Maigret, le médecin-légiste, le sémillant Dr Paul, et un tout jeune juge d'instruction dénommé Angelot - ça ne s'invente pas - lequel fait comprendre, poliment mais clairement, au commissaire qu'il est prêt à prendre, question spécialité de la mise de bâtons dans les roues, la succession du juge Coméliau, désormais en retraite. Et tout ça dans une maison effrayante, énorme, vaste, une espèce de croisement entre celle des "Héritiers du Majorat" d'Achim von Arnim et la "Malpertuis" de Jean Ray. Une maison triste, glacée, avec de tous petits poêles au milieu de pièces trop grandes, des tentures moisies mais qui furent belles dans leur jeune temps, d'assez beaux meubles Empire qu'on a malheureusement recouverts de tissus plus modernes mais qui ne leur conviennent pas et une ambiance mortifère, une torpeur qui sommeille partout mais qui donne, parfois, l'impression bizarre d'écouter ou de se déplacer. Une maison morte et pourtant vivante. Une maison incroyable sur laquelle on ne se pose qu'une question : comment se fait-il qu'il n'y ait pas eu plus de morts depuis plus d'un siècle-et-demi qu'elle existe ? ... Simenon, précisons-le, s'en tiendra, en tous cas dans la maison-même, à un seul mort, ce fameux Léonard dont on finit par apprendre qu'il a été marié, puis veuf et qui, pour terminer, compte tenu de la "maladie" de son frère, Armand, a fait des avances à sa belle-soeur, Paulette. Paulette, née Zuber, fille et héritière d'un marchand de peausseries qui lui a légué plus de trois-cents millions de l'époque (la fin des années cinquante). Paulette qui, depuis son mariage, qu'elle a accepté pour accéder à la haute bourgeoisie - tout moisi et verdi qu'il est devenu, le nom des Lachaume fait toujours son petit effet dans une certaine société - tire sur sa fortune pour faire vivre la maison, la belle-famille et la biscuiterie. Gêné par la volonté du juge Angelot de voir les interrogatoires menés dans son bureau à lui, exaspéré par les interventions d'un avocat dont il apprend tout de même qu'il est avant tout celui de Paulette et non de sa belle-famille, Maigret tourne en rond dans sa tête et cherche des moyens, peut-être limites mais toujours légaux, pour mener son enquête à bien, malgré tous les obstacles que dressent devant lui non seulement les Lachaume, soudés en un bloc résolu bien qu'un peu vacillant, mais aussi un juge d'instruction qui s'imagine tout savoir parce qu'il connaît sa théorie par coeur. "Maigret and les Témoins Récalcitrants" est une histoire simple et prévisible. L'astuce de Simenon est d'emprunter ici des chemins qui ne permettent pas au lecteur de la saisir aussi facilement que d'habitude. Mention spéciale pour le personnage, très sympathique (et extérieur lui aussi à la maison qui l'a vu naître), de Véronique Lachaume, laquelle rayonne littéralement même si, sur le plan amoureux, elle ne peut se targuer d'avoir la chance qu'elle mériterait. Un personnage qui réchauffe un peu cette intrigue noire et comme recouverte d'une suie grasse et dont on a bien du mal à se débarrasser - une suie qui ne vient pas de la maison Lachaume, si impressionnante qu'elle soit, mais bel et bien de la nature de ceux qui ont choisi d'y vivre à jamais. Finalement, la maison, cette pauvre maison où spectres et créatures de l'ombre se sentiraient si bien, est à l'image de certains protagonistes de ce récit : une victime de l'"esprit" Lachaume. ;o)
Consulter sur Babelio

Date : 18/10/2016 - 20:25:52 Auteur : dido600 (via Babelio)

Ecrit en 1958 En perspective .À deux ans de la retraite, Maigret se sent se décatir et est souvent rempli de chagrin et de tristesse, d'autant plus qu'il est contrarié dans son travail par un jeune juge de la nouvelle école qui tient à gérer lui-même l'enquête et à imposer ses principes au commissaire. En outre son enquête s'avère difficile devant le mutisme de la famille Lachaume L'ambiance étouffante dans laquelle vit la famille Lachaume n'est pas faite pour rasséréner Maigret qui demeure insatisfait malgré son avantage remporté dans cette enquête. Arcanes, labyrinthe, cachotterie et rebondissement omniprésents le long de récit. Comme toujours encore un polar compatible a' la renommée de George Simenon
Consulter sur Babelio

Date : 01/02/2017 - 22:11:10 Auteur : mogador83 (via Babelio)

Une enquête un peu particulière qui nous emmène dans une maison austère ou les temoins ne veulent pas s'exprimer sans avocat et que Maigret va traiter depuis son bureau. On suit avec plaisir la logique du commissaire et ses questionnements progressifs qui l'amènent très vite au meurtrier...
Consulter sur Babelio

Il n'y a pas de citation pour cette notice.

Il n'y a pas de suggestion de lecture pour cette notice.

Il n'y a pas de vidéo pour cette notice sur Babelio.

Il n'y a pas de vidéo pour cette notice sur Libfly.

Il n'y a pas d'audio pour cette notice.

Il n'y a pas de mots clés pour cette notice.

  • Première page
  • Page précédente
  • Notice 3 sur 18
  • Page suivante
  • Dernière page