contact | en savoir plus | aide |
CULTURE | Lecture publique

Accueil > Recherche > Notice complète

  • Recherche simple
  • Recherche avancée
  • Modifier la recherche
  • Panier
  • ImprimerVersion écran
  • Historique
  • Demande de PIB
  • Première page
  • Page précédente
  • Notice 1 sur 1
  • Page suivante
  • Dernière page

Notice complète

1/1
La bête aveugle
Auteur :
Edogawa, Ranpo 1894-1965
Makino-Fayolle, Rose-Marie
Langue :
français
Éditeur :
Editions Philippe Picquier
Date de publication :
1999
Collection :
Picquier poche
ISBN :
9782877304399
Type de document :
Livres

Faire venir cette édition Faire venir cette édition

Localiser une bibliothèque
Bibliothèque Commune Cote Code à barres
BEAUFAYS - BiLA - Bibliothèque des Littératures d'Aventures - CHAUDFONTAINE BEAUFAYS 400=4 EDO BILA000029970
HUY- Bibliothèque publique locale de Huy HUY 8AP EDO B 450000072546
CHARLEROI - Bibliothèque Arthur Rimbaud CHARLEROI M 34417 102A088151
TOURNAI -Bibliothèque de la Ville de Tournai TOURNAI 8 EDOGA 1000211445
LA LOUVIERE- Bibliothèque Centrale du Hainaut LA LOUVIERE 8 EDO 07.01 730105673
LA LOUVIERE - Principalat de Soignies LA LOUVIERE 8 EDO 07.01 550012828
LA LOUVIERE - Principalat de Soignies LA LOUVIERE 8 EDO 07.01 550012827
CHATELET - Bibliothèque Henri Matelart CHATELET 84 RAN 16.15 A000094009

Il n'y a pas de résumé pour cette notice.

Vous devez créer un compte pour ajouter des commentaires.
Date : 13/02/2012 - 09:25:54 Auteur : selena_974 (via Babelio)

Je ne connaissais pas les éditions Philippe Picquier, qui pourtant ont un très beau catalogue de littérature japonaise. Je ne connaissais pas non plus Edogawa Ranpo, considéré comme le fondateur du roman policier au Japon. C'est donc avec beaucoup de surprises et de curiosité que je me suis lancée dans cette lecture de La Bête aveugle, sans trop savoir à quoi m'attendre, étant donné que je ne suis habituée ni aux romans policiers, ni à la littérature japonaise. Nous faisons la connaissance de Mizuki Ranko, une jeune chanteuse célèbre, qui a posé plusieurs jours durant pour un sculpteur. La statue la représentant est exposée dans un musée, et Ranko aime aller l'admirer. Cependant, dès les premières pages, elle croise un curieux personnage, aveugle, qui la met réellement mal à l'aise. Elle surprend en effet cet homme d'une trentaine d'année caressant sa statue du bout des doigts, de manière particulièrement malsaine. A partir de ce moment, les événements s'enchaînent et elle va croiser cet homme à plusieurs reprises, avant d'être kidnappée et enfermée dans une salle obscure et étrange par ce pervers aveugle, obsédé par le toucher du corps de la femme. Et Ranko ne sera que la première... On peut penser qu'il est facile d'imaginer ce que Ranko et les autres victimes de cette "Bête aveugle" vont endurer tout au long de l'histoire. Mais il n'en est rien, on va se surprise en surprise, de dégoût en incompréhension. L'ambiance générale du livre est réellement malsaine, pesante et glauque du premier au dernier mot. Cependant l'auteur nous relate les faits de telle manière qu'il m'est arrivé à plusieurs reprises de rigoler (un rire très nerveux, je précise...). La lecture est facile, et je reconnais là un grand talent à l'auteur, qui parvient à nous accrocher et à retenir notre intérêt tout au long de l'histoire. Cependant je suis bien incapable de vous dire si j'ai aimé ce roman ou pas... J'en lirai peut être un second du même auteur pour me faire une opinion plus prononcée. Pour l'instant il s'agit simplement d'une expérience littéraire intéressante.
Consulter sur Babelio

Date : 28/11/2012 - 06:25:52 Auteur : YvesParis (via Babelio)

"La bête aveugle" est un film de 1969. Mais c'est au départ un court roman écrit en 1931 par le père du polar japonais Edogawa Ranpo. J'avais vu le film en 2005 à l'occasion de sa reprise et ai déniché le roman chez un bouquiniste. S'ils partent d'une trame commune (un aveugle séquestre une jeune femme), le film et le livre prennent des orientations très différentes. Le film, qui annonce "L'empire des sens" de Mishima, baigne dans une atmosphère très seventies d'érotisme sadomasochiste. Le réalisateur s'intéresse à la relation qui se noue entre l'aveugle et son otage. Il crée de toutes pièces le personnage de la mère, absente du livre, pour ajouter une dimension oedipienne à la relation des deux protagonistes. Le livre ne pose pas les mêmes questions. Il s'intéresse à la place de la vue et du toucher dans nos sens. L'aveugle du roman entend réaliser une sculpture qui ne se regarde pas mais qui se touche. Pour y parvenir, il ne séduira pas seulement une femme - sur laquelle le film se concentre - mais plusieurs, transformant le roman en succesion de courtes saynètes un peu répétitives. Le roman se conclut - à la différence du film - par la présentation de cette réalisation monstrueuse dans un musée.
Consulter sur Babelio

Date : 22/11/2013 - 06:37:53 Auteur : Ellane92 (via Babelio)

Mizuki Ranko est une artiste de music-hall japonaise, dont l'objectif dans la vie est d'être la plus connue et la plus reconnue possible. C'est pour ça qu'au matin où commence le livre, elle se rend au musée, dans lequel est exposé une statue pour laquelle elle a servi de modèle. Arrivée sur place, elle a la désagréable expérience de voir un homme aveugle, très laid et avec d'épaisses lunettes de soleil en train de prendre un grand plaisir à explorer de ses deux mains le corps de ladite statue. Peu de temps après, son masseur habituel soi-disant malade est remplacé par un homme, très laid, à épaisses lunettes de soleil, qui semble prendre plaisir à la tripoter. Bien sûr, il est aveugle et il s'agit du même homme que celui du musée. Quelques jours plus tard, par ruse, Mizuki devient la prisonnière très spéciale de cet aveugle encore plus spécial qui, après quelques semaines de découvertes sensuelles, finit par se lasser de la belle danseuse… Pour ma première incursion dans la littérature japonaise, j'avoue avoir été dépaysée, et pas qu'un peu !! Déjà, le style est très particulier (quant à savoir s'il s'agit de la façon d'écrire de l'auteur ou si c'est dû à la traduction…) : le récit est raconté au présent de l'indicatif, avec des tournures de phrases un peu vieillottes (ça faisait longtemps que je n'avais pas vu d'imparfait du subjonctif dans un récit !). Les phrases sont courtes, simples et nettes, sans bavure, et elles privilégient l'action. L'écoulement du temps est lui aussi particulier : on passe beaucoup de temps sur les quelques semaines de l'histoire concernant Mizuki (à vue de nez, pas loin de la moitié du livre), alors que la seconde moitié du livre se déroule sur plusieurs années ! Il n'y a pas de chapitres pour rythmer les 150 pages du livres : ce sont les sauts de ligne qui permettent de passer au récit d'un autre personnage ou de faire passer le temps. L'histoire elle aussi m'a étonnée. Il s'agit au final d'un roman qui décrit l'histoire d'un aveugle aisé qui aime à toucher les corps des « belles femmes », puis, s'en lassant, les tue et les découpe en morceaux, morceaux dont il se débarrasse de façon créative et voyante, avant de les immortaliser par des sculptures dans une pièce réservée à cet effet dans son sous-sol. Il y a un gros décalage entre le côté sordide de l'histoire et la façon dont elle est racontée : l'auteur nous prend à témoin, et on a l'impression qu'il nous file un coup de coude complice en décrivant les actes les plus horribles de découpage et mise en scène des corps dans la mort. C'est tellement décalé que le récit n'est pas dépourvu d'un certain humour et qu'on se surprend à rire des scènes les plus morbides. Finalement, ce qui m'a le plus gênée dans ce court ouvrage, ce que j'ai trouvé le plus malsain, c'est la pseudo-justification esthétique que l'auteur associe aux actes de son héros, une sorte de questionnement sur : quel pourrait être l'art quand on est aveugle, en termes de rendu tactile ? L'art que l'on voit et celui que l'on touche sont-ils les mêmes ? N'y a-t-il pas une sorte d'autojustification aux actes quand on crée du « beau » ? Enfin, j'ai eu l'impression qu'il y avait une sorte de « private joke » que nous faisait l'auteur au travers de cette histoire, quelque chose de l'ordre de : « quel est celui qui voit le moins entre l'aveugle qui fait ce qu'il veut et ceux qui voient mais pour qui l'aveugle est, finalement, invisible ».
Consulter sur Babelio

Date : 14/02/2014 - 18:40:01 Auteur : matane85 (via Babelio)

« Dégoûtant » est le premier mot qui me vient à l'esprit quand je pense à ce roman. Ce n'est pas un policier avec des inspecteurs, une chasse à l'homme, une arrestation... C'est plutôt une biographie fictive (j'espère) d'un morceau de vie d'un psychopathe. Le livre commence avec la première victime et notre futur tueur qui n'est encore qu'un simple harceleur. Plus le temps passe plus notre homme tombe dans les bas-fond de sa noirceur. Je ne savais pas que le livre avait été en 1931, ce qui fait que pendant ma lecture je me suis énervé contre l'incompétence pitoyable des forces de l'ordre. Mais en fait, sans la technologie d'aujourd'hui, on comprend mieux comment un aveugle peut échapper à la police. La méthode du tueur est simple, il gagne la confiance de ses proies grâce à son handicap et son métier de masseur. Les femmes sont très facilement capturée et ne se défendent vraiment pas beaucoup. C'était à la fois atroce de ressentir leurs faiblesses, leurs crédulités et si vrai que s'en était troublant. J'ai aimé le fait qu'on déteste profondément cet être dégoûtant. Il est exactement comme décrit ; comme un insecte qui ballade ses sales pattes. J'avais envie de l'écraser. Le meurtrier tue de plus en plus et devient de plus en plus violent. Il passe plusieurs mois avec la première victime et se « contente » de démembrer les dernières. La conclusion du livre est décevante. Notre tueur laisse derrière lui, une oeuvre d'art venant de son expérience avec ses femmes. Un long discours sur la beauté du touché conclut le livre tout comme on a pu en lire dans toute l'histoire. En bref : un livre assez dérangeant, que j'ai trouvé un peu long. L'histoire reste pour sûr dans mon esprit. Je n'ai pas vraiment apprécié mais je ne peux pas qualifié ce livre de mauvais. Peut-être pas mon genre ?
Consulter sur Babelio

Date : 01/03/2014 - 08:30:45 Auteur : nounours36 (via Babelio)

Le roman semble à première vue un polar, (kidnapping et meurtre) mais on n'y trouve ni enquête, ni policier. Tout le récit nous conte la vie de ce meurtrier aveugle. Le narrateur est soit une beauté éphémère soit un aveugle abjecte. Le récit se mélange entre des célébrations de la beauté puis des scènes dérangeante à la limite de l'écoeurement. Il me semble me trouver dans une sorte de récit d'un style surréaliste. L'écrivain nous fournit une intrigue efficace, le lecteur en est déstabilisé, car il nous faut faire travailler notre imagination pour suivre ou se mettre à la place de cet aveugle psychopathe. La plus grande partie nous conte l'histoire de Ranko, puis ensuite le rythme s'accélère avec Mme Pearl. On retrouve tout au long de ces pages un humour macabre mélangé à des plaisirs sensuels. Le tout pour finalement aboutir à un chef d'oeuvre tactile qui célèbre la beauté, mais dont cette esthétique ne peut-être perçue que par les aveugles. La lecture m'a fait pensé à un autre roman qui met en avant un sens : "Le Parfum" de Patrick Süskin.
Consulter sur Babelio

Il n'y a pas de citation pour cette notice.

Il n'y a pas de suggestion de lecture pour cette notice.

Il n'y a pas de vidéo pour cette notice sur Babelio.

Il n'y a pas de vidéo pour cette notice sur Libfly.

Il n'y a pas d'audio pour cette notice.

Il n'y a pas de mots clés pour cette notice.

  • Première page
  • Page précédente
  • Notice 1 sur 1
  • Page suivante
  • Dernière page