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1/3
Les enfants verts ou Le récit de singuliers événements survenus en Volhynie, consignés par William Davisson, médecin de Sa Majesté le roi Jean II Casimir
Auteur :
Tokarczuk, Olga
Carlier, Margot
Type de document :
Livres

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Date : 04/06/2017 - 21:03:36 Auteur : Ingannmic (via Babelio)

Mi-XVIIe siècle... William Davisson, médecin originaire d'Ecosse mais amoureux de la France où il a vécu de nombreuses années, a accepté d'accompagner le roi Jean II Casimir dans un périple reliant la Lituanie à Lvov, dans le sud de la Pologne, avec pour mission de soulager les crises de goutte et les accès de mélancolie du monarque. Le pays connaît alors des temps troublés, pris en étau entre les armées suédoises à l'Ouest et les troupes russes à l'est. Le but de cette expédition est d'aller prier la Vierge Marie dans la ville où le culte qui lui est voué lui confère une grande puissance, afin qu'elle intercède auprès de Dieu en faveur du peuple polonais. C'est par ailleurs l'occasion pour notre médecin d'étudier la "plique polonaise", phénomène local qui le fascine, qui se traduit par des touffes de cheveux formant d'inextricables noeuds, et auquel s'attachent de nombreuses superstitions à connotations maléfiques comme bénéfiques. La routine qui entoure la progression du roi et de sa suite est bientôt troublée par la capture, à l'occasion d'une partie de chasse, d'un curieux gibier : deux enfants au teint étrangement verdâtre, couverts de feuilles et de boue. Les captifs, habitants de la forêt et des marécages, suscitent, par leur sauvagerie et leur mutisme, à la fois crainte et curiosité. Blessé lors d'une chute, le narrateur se voit contraint d'interrompre son voyage, hébergé par le seigneur du domaine près duquel ont été trouvés les deux petits êtres. Se familiarisant peu à peu avec ces derniers, il entrevoit à leur contact les arcanes d'un monde fondé sur l'osmose avec le milieu naturel, une société secrète dont les habitants cohabitent en toute liberté et égalité, un havre de paix dissimulé aux yeux des hommes, préservé de leurs guerres et de leur barbarie... J'ai apprécié la tonalité de ce conte qui mêle fantastique et réalité historique, l'auteure laissant planer le mystère quant à la véritable nature de ses enfants verts. J'ai regretté en revanche que ce texte n'ait pas été accompagné d'autres nouvelles, car sa lecture rapide m'a laissé un "goût de trop peu" !
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Date : 02/11/2018 - 19:43:20 Auteur : oiseaulire (via Babelio)

J'ai beaucoup aimé ce joli récit surnaturel et philosophique. On y retrouve les thèmes chers à l'auteur, notamment la relation aux autres cultures et à l'étranger. Nous sommes au milieu de 18 ème siècle : un médecin écossais, William Davisson, par ailleurs célèbre botaniste, est appelé à la cour du roi de Pologne, Jean II Casimir dont la santé chancelle : syphilis, goutte, neurasthénie attaquent le corps du roi tandis que russes, suédois, famines et peste noire s'en prennent à la Pologne elle-même. Pour ce familier des cours européennes qu'est notre médecin herboriste, ce pays ravagé par les guerres, glacial et torturé, ressemble à l'antichambre de l'enfer : les étranges coiffures sales des autochtones, leurs rites incompréhensibles, leur crasse, le gel, la boue omniprésente, les incursions des brigands et des cosaques l'en persuadent jour après jour un peu plus. Il conçoit alors une étrange théorie selon laquelle le centre du monde, situé en Europe de L'ouest, serait le coeur de la raison et de la civilisation. Des cercles concentriques formés autour de ce point central, éloigneraient de plus en plus de la civilisation ceux qui s'y aventureraient. C'est précisément dans l'ultime cercle, le cloaque du monde, que se trouverait selon lui la Pologne où il a la mauvaise fortune d'être retenu. Une partie de chasse lui fait rencontrer deux petits sauvages, représentants d'un très discret peuple dont la peau et la chevelure présentent des reflets verts. Ces pacifiques habitants des forêts, communiquent avec les animaux, avec la lune et se nourrissent de baies. Ils ne connaissent pas la guerre et considèrent leur corps comme un fruit qu'ils offrent au moment de leur mort aux rapaces et autres oiseaux dans un ultime hommage aux lois de la nature. Quoi d'étonnant que d'aussi paisibles créatures semblent aussi étrangères à William Davisson qu'à nous les "petits hommes verts" ? Au coeur du monde "civilisé" bien des vertus, mais aussi suffisance et égocentrisme ; au coeur de l'inconnu bien des périls, mais aussi d'autres manières d'être au monde.
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Date : 27/11/2019 - 11:27:31 Auteur : Warrenbismuth (via Babelio)

Une fois n'est pas coutume : dès l'annonce du Nobel de Littérature 2018 (mais attribué en 2019, je ne reviendrai pas sur la fameuse affaire du fiasco de 2018) décerné à cette auteure polonaise, j'ai eu envie de fourrer le nez dans ses livres. Et comme l'un d'eux avait été publié en 2016 par La Contre Allée, éditeur dont je me délecte souvent, de surcroît dans l'excellente collection Fictions d'Europe, je me précipitai sur l'oeuvre. Grand bien m'en a pris car il s'agit d'une petite merveille, brève mais d'une grande densité. 1656, l'écossais William Davisson, par ailleurs narrateur du récit et botaniste, est appelé pour devenir médecin du roi de Pologne Jean II Casimir. Davisson a déjà officié auparavant comme botaniste du roi de France. Seulement il parvient à destination en plein conflit, deux pays étant en guerre contre la Pologne, à l'ouest la Suède et à l'est la Russie. Le roi Jean II Casimir, mélancolique et dépressif, s'étiole. Dès son arrivée Davisson est interpellé par les coiffures en vogue chez les pauvres de Varsovie, « touffes, noeuds, nattes hérissées comme la queue d'un castor ». Puis il parcourt les campagnes avec son second Opali and #324;ski et le roi dont il prend grand soin. Partout il voit les effets désastreux de la guerre sur les paysages, les populations, et la santé du roi qui décline rapidement et provoque un arrêt du cortège chez le chambellan de Luck. Là-bas, les soldats partent en chasse pour sustenter les troupes, mais reviennent avec un bien étrange butin : deux enfants d'environ 5 ans, aux cheveux hirsutes et surtout… Une peau couleur verte ! D'après Opali and #324;ski cette couleur est le résultat de longs temps passés en forêt pour fuir la guerre, se cacher dans la nature, cette nature qui pour le narrateur est « Tout ce qui nous entourait, à l'exception de ce qui est humain, c'est-à-dire de nous et de nos créations ». Le roi se prend de tendresse pour ces deux êtres chétifs et les gâte. La fille est prénommée O and #347;ródka. À la suite d'une mauvaise chute, Davisson se casse une jambe. Le cortège du roi doit reprendre la route sans son médecin attitré qui aura pour distraction la présence quotidienne des petits enfants verts et sauvages qui vont devoir être baptisés (à Pâques, on n'est jamais assez prudent) car pouvant bien être des représentants du diable, jusqu'en leur chevelure qu'il faudra tondre. Des enfants qui doivent coûte que coûte se faire apprivoiser, de gré ou de force. L'un va en mourir mais son corps va disparaître… « Un jour, Opali and #324;ski demanda à O and #347;ródka s'ils avaient un Dieu. - C'est quoi, Dieu ? voulut-elle savoir ». Ce peuple représenté par O and #347;ródka et son frère peut faire penser de loin aux Cathares, car vivants isolés de tout, en communion avec la nature : « Ils ont aussi leur propre façon de communiquer avec les animaux et, comme ils ne consomment pas de viande et ne pratiquent pas la chasse, les bêtes non seulement sont leurs amies et les aident, mais leur racontent leurs histoires, ce qui est source de sagesse pour le peuple vert et lui procure une meilleure connaissance de la nature ». Leur destin pourrait être rapproché de celui de Kaspar HAUSER ou de Victor l'enfant sauvage immortalisé par TRUFFAUD), des gamins éduqués et « civilisés » de force, tyrannisés par les « puissants ». Bien sûr ce superbe texte se lit sur plusieurs niveaux. Tout d'abord la forme du conte, très prégnante, le contexte historique (la guerre, les saccages, la folie des hommes) pourrait en être un autre. Car nous avons là non pas une mais plusieurs allégories, un récit pacifiste, athée, débarrassé de maîtres et d'esclaves comme des chimères de la bonne éducation, conte libertaire, écologique et onirique qui, plus profondément, paraît une dénonciation brutale mais toute en saveur du monde actuel. Un vrai bijou à se procurer d'urgence, d'autant que la somme pour l'acquérir est modique, comme d'ailleurs toutes les publications de la collection Fictions d'Europe. Je reviendrai très prochainement vers cette auteure qui a su me domestiquer par sa poésie, sa prose magnifique et sa magie. https://deslivresrances.blogspot.fr /
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Date : 12/12/2019 - 07:15:02 Auteur : Bookycooky (via Babelio)

Il s'appelle William Davisson, il est écossais. Il a longtemps vécu en France comme botaniste du roi, et arrive en Pologne en 1656 comme invité de l'épouse du roi de Pologne pour soigner ce dernier. Dans un pays en guerre et un roi souffreteux, il l'accompagne lors de ses voyages, au cours de l'un duquel , les soldats capturent deux petits enfants chétifs, sauvages, étranges dans tous les sens du terme. A travers ces enfants verts de peau et de cheveux, Davisson et nous lecteurs, allons découvrir le peuple vert, une communauté qui vit en symbiose avec la nature, loin de tous les soucis du monde..... Un petit conte philosophique où le Prix Nobel de littérature 2018, probablement s'inspirant d'un conte médiéval anglais, « Les enfants verts de Woolpit », nous parle de l'inconnu, l'étranger, l'autre qui nous fait peur. Tout ce qui sort de notre zone de confort , tout ce qui ne prend pas immédiatement du sens et s'organise en un ensemble cohérent et facile à interpréter, nous dérange, comme ce livre and #128522;. C'est très court, concis, intéressant.
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Date : 04/01/2020 - 17:58:00 Auteur : DViolante (via Babelio)

1656, William Davinson, botaniste écossais et médecin particulier de Jean II Casimir, roi de Pologne, le suit dans un voyage entre la Lituanie et l'Ukraine, accompagné par un jeune homme, Opalinski, qui lui sert de traducteur. Dans une forêt, les soldats du cortège découvrent deux enfants à la peau verte et à la tignasse abondante et feutrée. Cette caractéristique, la plique polonaise, intéresse fort le médecin, qui étudie les deux enfants sauvages. Les cheveux de la fillette, appliqué et frotté sur les plaies vont se révéler guérisseuses. William Davinson fait une chute qui l'oblige à rester sur place, pendant que le roi rentre à Varsovie. Le jeune Opalinski et les enfants verts restent avec lui. Peu après avoir été baptisé, le jeune garçon meurt et son corps disparaît. La fillette, prénommée Osrodka, apprend à parler et raconte son histoire aux jeunes servantes et enfants du village. Son peuple vit de l'autre côté de la forêt, au milieu des arbres. Ils se nourrissent des rayons de la lune et sont végétariens. L'hiver, ils hibernent à l'intérieur des arbres et communiquent par télépathie. Ils ne sont pas obligés de travailler, vivent comme bon leur semble et lorsque l'un d'entre eux meurt, il est suspendu à un arbre où les animaux le mangent. Le médecin fini par se rétablir et reçoit enfin un équipage pour son retour. La veille de son départ, un soir de pleine lune, tous les enfants du village disparaissent sans laisser de traces, ainsi que le jeune Opalinski. J'ai beaucoup aimé ce court récit de 88 pages, écrit à la manière de Voltaire ou Swift. Une façon agréable de découvrir Olga Tokarczuk, prix Nobel de littérature 2018.
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