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Date : 26/07/2015 - 14:52:50 Auteur : Godefroid (via Babelio)

Sorti aux Etats Unis en 1973, Le faucon va mourir s'intercale entre Car et La malédiction du gitan. C'est un thème récurent dans l'oeuvre de l'auteur : la tranche de vie d'un personnage hors norme, modelé par des événements qui ne le sont pas moins. Il s'agit ici de George Gatling, quarantenaire d'apparence apaisée, patron d'une petite entreprise de rénovation d'habitacles d'automobiles. Célibataire, il vit avec sa soeur malchanceuse, larguée par son mari après qu'elle a mis au monde un enfant attardé (Fred) qui vit avec le couple et que George élève comme le fils qu'il n'a jamais eu. A côté de ça, George a une lubie : il s'est mis en tête de devenir fauconnier, de réussir l'affaitage des rapaces en suivant les instructions que d'illustres prédécesseurs européens ont laissé sous forme de traité plusieurs siècles plus tôt. L'événement déclencheur de tous les autres est la mort accidentelle de Fred, qui survient dès le début du roman. On ne peut s'empêcher de s'interroger sur les desseins de l'auteur alors qu'il nous prive d'un aussi fascinant personnage. Mais Crews a bien monté son coup : l'étrange Fred hantera le reste de l'ouvrage, sa disparition brutale catalysant les émotions de la communauté familiale. Finalement, la vie de Fred aura ouvert une parenthèse dans celle des protagonistes, sa mort provoquant un nouveau départ pour la plupart d'entre eux. Tout en réussissant son projet de dressage, George connaîtra peut-être, enfin, l'amour d'une femme. C'est peut-être le roman le plus positif de Harry Crews, parmi ceux traduits en français en tous cas. Chez Crews, pour que les choses évoluent, il faut passer par la souffrance, voire la mort dans des conditions terribles. Ici, même si les émotions à fleur de peau peinent à contenir la violence latente, les êtres vraiment pathologiques sont absents. On trouve comme à l'habitude un personnage de contraste extrême, Fred, doté à la fois d'un physique parfait, d'un esprit insaisissable et d'une parole égrainée avec la plus grande économie (il ne s'exprime que par mots isolés, souvent sans rapport évident avec la situation présente). Encore un roman d'une grande humanité, même s'il semble dépourvu de ligne directrice et n'a pas le souffle des chefs d'oeuvre les plus renversants de l'auteur. Mais peut-être y avait-il une clef que je n'ai pas trouvée... Bonne traduction de Francis Kerline.
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Date : 03/07/2017 - 07:44:11 Auteur : Corboland78 (via Babelio)

Harry Crews (1935 - 2012) est un romancier américain. Orphelin de père dès l'âge de deux ans, confronté à un beau-père alcoolique et violent, son enfance est marquée par les conditions de vie difficiles dans le Sud rural et de graves problèmes de santé. A 17 ans il s'engage dans le corps des Marines, où il passera trois années durant lesquelles il combat en Corée et découvre la littérature. Il intègre ensuite l'université de Floride pour des études d'anglais, qu'il interrompt en 1956 pour une virée de 18 mois en moto à travers les Etats-Unis. Il exercera jusqu'en 1997 comme enseignant d'anglais dans plusieurs écoles et universités de Floride. Il laisse derrière lui presqu'une vingtaine de bouquins dont celui-ci, Le faucon va mourir (1973) qui vient d'être réédité. Tout d'abord sachez que ce roman paru dans la collection « Policier » de Folio n'a absolument rien du polar ou même du genre policier, d'où de probables déconvenues chez les futurs lecteurs : les amateurs du genre n'y trouveront pas leur compte et ceux qui pourraient être intéressés n'iront pas le chercher dans les bons rayons de leur librairie. Les mystères de l'édition… George Gattling tient une boutique de sellerie auto en Floride, secondé par Billy Bob à l'atelier et la jeune Betty au secrétariat - accessoirement sa maitresse. Célibataire, il héberge sa soeur Precious et son fils Fred, un adolescent mentalement attardé mais porté sur la bouteille. George n'a qu'une passion dans la vie, les faucons, dont il tente en vain (tous meurent) jusqu'à ce jour le dressage, ce qui lui vaut l'incompréhension et les moqueries de tous. La capture d'un nouveau rapace et l'étrange décès de son neveu Fred, noyé dans son matelas à eau, vont sacrément perturber le quotidien de George… Voilà un roman particulièrement bizarre. Bizarre, vous avez dit bizarre, comme c'est bizarre ! Le livre est plutôt bon, plaisant à lire, mais une fois terminé on ne sait pas trop ce que voulait nous dire l'auteur ni même si son récit à un sens véritablement, hésitant entre le roman noir et le comique de situations. Donc, ce n'est pas un polar ; certes nous avons un décès suspect (Fred) mais le récit en restera là. Pourquoi pas ? Par contre le roman est centré sur George et sa passion quasi pathologique pour les faucons qui le rend étrange au regard des autres. Autres, que lui nous peint comme des empêcheurs de vivre. Chacun sa vérité. Mais il faut quand même bien admettre que notre George est un peu spécial : que ce soit avec Betty (la seule femme qu'il ait bibliquement connue ?) ou avec son satané moineau qui va rester lié à son poignet durant tout le roman (pour le dresser) alors que les préparatifs de l'enterrement du neveu ont lieu. Le roman oscille entre noirceur (vie sans espoir pour les uns, drogues pour d'autres, handicap mental, solitude etc.) et comique ou humour noir (l'empoignade avec le pasteur, ou bien la séquence déjantée chez l'embaumeur à 4h du matin, à chaque fois avec George et son faucon au poignet…). George Gattling, un homme extrêmement banal, écrasé par le poids de sa vie terne et qui cherche une issue dans la domestication/asservissement de son faucon. Fasciné par ces oiseaux à la liberté farouche qui peuvent soit se laisser mourir de faim pour ne pas céder à leur dresseur et maître, soit accepter leur sort. Comme le dit un personnage du roman, reprenant une idée chère à l'écrivain, « Tout ce qui est normal, c'est du pipeau. La normalité, c'est de la merde. » Heureusement ce roman n'est pas normal.
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Date : 19/02/2018 - 18:49:09 Auteur : veroherion (via Babelio)

Je découvre Harry Crews avec ce roman. Une très belle découverte ! Il crée des personnages de folie, des situations d'une extravagance incroyable sans que cela nous semble le moins du monde étrange. Tout semble se dérouler exactement normalement alors que tout dérape. Il ne sombre pourtant pas dans le vaudeville ou le burlesque, les situations pour comiques qu'elles sont, ne font cependant par rire tellement elles sont imprégnées d'humanité, d'une telle souffrance par moment, qu'elles nous touchent plus profondément qu'on ne l'aurait pensé. Chaque personnage est attachant dans sa façon d'appréhender le monde, dans les liens qu'il entretient avec les autres et dans sa manière de les percevoir. Harry Crews est un magicien. Il nous intéresse à la fauconnerie, nous donnerait envie de rencontrer un homme attardé, incapable de communiquer. Son regard transforme les gens, son écriture nous fait tourner les pages, son humour et sa désespérance nous émeuvent. J'ai adoré.
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Date : 13/05/2019 - 00:04:07 Auteur : Stockard (via Babelio)

J'en ai les doigts qui tremblent de l'écrire mais voilà, c'est un fait : mon premier vrai raté dans ma fabuleuse histoire d'amour littéraire avec Harry Crews. J'en suis toute retournée et ne comprends toujours pas l'intérêt qu'on peut trouver à l'écriture d'un tel livre. Parce qu'il doit y en avoir un, c'est obligé, je ne peux pas croire le contraire, ce serait trop pénible, déjà qu'il y a pas de quoi s'accrocher au lustre... J'ai dû passer à côté, c'est la seule explication mais même là, c'est pas suffisant pour excuser un tel fiasco. Alors, vite fait, qu'est-ce qu'on a là-dedans : George, un doux dingue qui tient une petite entreprise de sellerie automobile. Billy Bob, son ouvrier et plus ou moins ami, incapable d'imaginer vivre sa vie autrement qu'avec des clous de tapissier plein la bouche. Betty, sa secrétaire plus ou moins étudiante qu'il culbute de temps en temps sans gloire ni plaisir. Precious, sa soeur mère-célibataire et Fred, son neveu, jeune adulte attardé sur le plan mental mais pas physique qui meurt assez rapidement dans son lit... noyé par son matelas à eau (la touche Harry Crews qu'on aime) Alors moi au départ cette distribution, ça m'avait plutôt fait saliver quand on sait de quoi Crews est capable avec ses personnages, ça annonçait du très bon. Quelle erreur et quel dégoût, presque 300 pages pour nous raconter par le menu que George, se rêvant fauconnier, est obsédé par la capture et le dressage d'un oiseau de proie (on ne sait pas pourquoi, mais ça au moins c'est du Crews pur jus, ses personnages ont des lubies que n'aurait pas l'individu normalement moyen et faut surtout pas chercher à comprendre, c'est comme ça c'est tout) il passe donc son temps libre à tendre des pièges à des faucons puis à les laisser mourir de faim vu qu'ils refusent une domestication incompréhensible pour eux. Jusqu'à la capture d'une fauconne qui, maltraitée, affamée et épuisée, se laisse plus ou moins faire, du coup l'autre ramolli du bulbe ne se sent plus et se prend pour un affaiteur de génie. Voilà la substance de ce livre : de la souffrance animale à foison, entre les rapaces évoqués plus haut, le rat servant de piège qui une fois pris dans les serres n'a aucune chance de s'en délivrer (d'ailleurs rien ne nous sera épargné des détails de la brutalité de George le coupant en deux, en quatre, en six), les poussins décapités à la machette et les lapereaux sacrifiés à l'entraînement de l'oiselle... Franchement, rien que d'écrire ça, je me dis que si le livre avait été un poil plus épais ou simplement signé d'un autre auteur, j'aurais été enchantée de le reléguer dans mes rares ouvrages littéraires abandonnés à un pourrissement mérité. Faut vraiment que je considère Harry Crews comme le plus grand écrivain nord-américain pour l'avoir laissé insulter mon antispécisme comme ça. On est tellement loin des chefs-d'oeuvre que sont La Malédiction du Gitan ou Des Mules et des Hommes : Une enfance, un lieu, voire même de Body pour ne citer que mes ultra-favoris. Bon, Harry, je t'aime toujours mais là quand même mon amour indéfectible vient d'en prendre un sacré coup... dans l'aile.
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Date : 01/11/2019 - 22:29:52 Auteur : Azeline (via Babelio)

Dans les romans d'Harry Crews, la normalité est définie par le regard des autres. Chez lui, il est parfois difficile de démêler la fiction de la réalité, surtout quand il attribue ses propres souvenirs à son personnage. Inhabituellement, ici, George ne manque de rien, est socialement intégré; il trouve la vie sans saveur et son neveu handicapé qu'il a élevé comme son fils est la seule personne dont il apprécie la compagnie. Jusqu'au jour où chez un de ses clients, qui participe à des combats de coqs, il découvre un grand-duc empaillé et un traité de l'empereur Frédéric II sur les rapaces. Émerveillé par cet ouvrage du XIIIème siècle, il est persuadé d'avoir enfin trouvé un sens à sa vie et se lance dans l'affaitage. Dans ce récit, la passion atteint son paroxysme jusqu'à devenir obsessionnelle. Le personnage principal va la vivre exclusivement, en rejetant les codes sociaux qu'il refuse de continuer à s'approprier. Les scènes avec les animaux sont particulièrement cruelles; l'auteur démontre encore ici la violence de l'humain, certainement le seul mammifère capable d'autant de sauvagerie pour son propre plaisir. Mais Harry Crews excelle surtout dans le grotesque, celui qui provoque un malaise, et repousse dans ce roman encore plus loin ses limites (si jamais il en avait). Pour mon anthologie personnelle en matière d'humour noir, je garderai en mémoire la scène de bagarre avec le pasteur et la visite à la morgue. Pour dissiper le malaise provoqué par la maltraitance du faucon, il existe un texte d'Harry Crews, intitulé La buse va voler, où il évoque son dégoût de rendre un rapace docile, où il raconte le sauvetage d'une buse blessée par un fusil, sa rééducation, qui termine par: "Je l'avais emmenée le plus loin possible au coeur du marais parce qu'elle n'avait plus peur de l'homme et au moins aurait-elle ici une chance de survivre. Mais compte tenu du nombre d'idiots avec des fusils, je n'étais pas optimiste, quand bien même elle avait été libérée au milieu d'un parc naturel. Pendant un long moment j'ai entendu son cri aigu et traînant au-dessus de moi. Mais pas une fois je n'ai levé la tête. Je me sentais bien assez triste comme ça."
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