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1/12
Descente à Valdez
Auteur :
Crews, Harry 1935-2012
Charoy, Bruno
Type de document :
Livres

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Harry Crews arrive en terres hostiles en 1974 pour écrire un reportage sur l'oléoduc trans-Alaska. Une météo très rude, des autochtones peu accueillants et des rencontres rocambolesques lui font vivre une aventure hors du commun. ©Electre 2016

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Date : 27/10/2016 - 08:08:56 Auteur : trust_me (via Babelio)

1974. Harry Crews débarque en Alaska, à Valdez (à prononcer Valdiiiz pour que ça rime avec disease selon les habitants du coin), un bled paumé où pullulent les caravanes et les engins de chantier. L'auteur du chanteur de gospel est envoyé sur place par le magazine Playboy pour écrire un reportage sur la construction d'un oléoduc trans-Alaska de 1300 kilomètres de long. A terme, deux millions de litres de pétrole devront transiter chaque jour dans ce gros tuyau, quitte à défigurer un paysage jusqu'alors protégé et à bouleverser une biodiversité dont les huit sociétés pétrolières chargées de l'exploitation du gisement n'ont strictement rien à cirer. Crews arrive dans une ville en pleine évolution, poussant trop vite, sans infrastructures adaptées à l'inflation de population en cours et à venir. Il y rencontre Dave le contremaître, Hap le cuistot, Chris le pêcheur, Jay l'autochtone et sa femme esquimaude, le chef d'une police comptant en tout et pour tout trois membres, un dealer de marijuana, une prostituée venue de Californie certaine de crouler sous la clientèle ou encore un tatoueur frappadingue. Il arrive aux derniers instants avant la tempête, à ce moment crucial où Valdez va plonger dans une autre dimension, absolument pas prête à devenir une ville champignon de 17 000 habitants uniquement attirés par des salaires juteux : « Une tension, une violence même flotte dans l'air de Valdez, en équilibre précaire et sur le point de basculer vers quelque chose d'inédit. Vers quoi, personne ne le sait ». Crews reporter, c'est du Crews pur jus, avec cette tendresse particulière pour les paumés magnifiques, cette prose déjantée et ces dialogues au cordeau. Il enchaîne les situations rocambolesques, se saoule et danse au seul bar du coin, se réveille dans sa voiture de location avec une gueule de bois terrible et un tatouage réalisé à son insu pendant qu'il était dans les vapes : « J'ai commencé à hurler et à gueuler qu'ils ne peuvent pas tatouer quelqu'un de complètement déchiré, que je n'aurais jamais accepté d'être tatoué, car seuls les trous-du-cul se font tatouer et je n'en étais pas un ». du Crews pur jus je vous dis, et une forme de journalisme à l'ancienne, proche du gonzo de Hunter S. Thompson.
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Date : 17/09/2017 - 11:12:21 Auteur : Godefroid (via Babelio)

Ce très court texte de 50p en format poche a dû être une commande du journal Playboy qui l'a publié en 1975. Harry Crews "descend" donc à Valdez, Alaska, pour faire un papier sur les travaux d'implantation d'un gigantesque pipeline, sur le point d'être lancés. Il fréquente un peu le chantier et un peu le bar-dancing local, occasion de prendre le pouls de l'autochtone et de draguer l'anecdote. Le résultat est éminemment plaisant (et tout de même instructif). La perception du saccage écologique et humain qui s'annonce, sous l'égide des multinationales de l'énergie, est bien ce qui intéresse Crews. Il serait injuste de pousser l'exigence au-delà de la modeste vocation de ce texte qui a finalement parfaitement rempli le contrat. La prose de Crews est à son meilleur, cet opuscule ayant été écrit entre La malédiction du gitan et La foire aux serpents. Je le recommanderai donc au moins aux inconditionnels de Crews… et aux autres un peu quand même ! Traduction impeccable de Bruno Charoy.
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Date : 17/05/2019 - 00:04:37 Auteur : Stockard (via Babelio)

Engagé par Playboy pour rédiger un article sur la construction d'un tout beau tout nouveau mais tout controversé oléoduc en Alaska, Harry Crews débarque à Valdez (gaffe à la prononciation) pour remplir sa mission dont on sent dès le départ (ou plutôt dès l'arrivée en pleine tempête à bord d'un avion piloté d'une seule main par un boutonneux texan) qu'elle va être épique. D'entrée de jeu, un temps merdique entre saucées glaciales et froid polaire oblige le de toute façon bien peu sobre sieur Crews à trouver un honnête réconfort dans la vodka et la bière Oly (« Tout le monde consomme l'Olympia parce que, bon dieu, c'est la bière de l'Alaska »). Entre bitures et fish fry, le ton est donné et en une petite soixantaine de pages on va faire connaissance avec un tatoueur-fou (mais qui, selon ses dires, à assisté Lyle Tuttle à L.A., donc quand même un peu de respect), un mac qui ne s'habille et ne se la joue Iceberg Slim qu'une fois bien enfermé chez lui, des autochtones-pêcheurs, des esquimaudes-tapineuses et les tout premiers ouvriers recrutés pour mettre en branle ce magnifique projet pétrolier qui, si tout se passe bien, devrait drastiquement réduire la faune de la région, du caribou au faucon pèlerin en passant par les frayères, un écosystème qu'étonnamment jusque là personne n'avait encore songé à aller emmerder dans cette étendue arctique. Un très bon moment de journalisme à l'ancienne, de celui qui dénonçait sans vergogne parce qu'on a beau se marrer des rencontres extravagantes que fait Harry Crews durant son court séjour, c'est quand même la menace d'un bouleversement de l'équilibre environnemental au nom béni du dieu Pognon qui s'annonce pour Valdez, ce petit coin de terre méconnu et qui aurait drôlement bien voulu le rester aux dires d'un natif : « On n'est pas plus de soixante-dix mille. Pense à ça. Un tel pays, et pas plus de soixante-dix mille autochtones. Esquimaux, Aléoutes, Indiens ou, comme moi, métis, mais nés et ayant grandi ici. Et cet oléoduc va nous tuer, nous et le pays. » Donc gars du coin, ok, mais visionnaire avant tout puisque moins de quinze ans après cette chronique mordante aura lieu l'échouement de l'Exxon Valdez, catastrophe pétrolière dont découleront les conséquences que l'on sait. Un reportage délirant sur la forme mais clairement glaçant sur le fond.
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