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RIXENSART - Bibliothèque de Froidmont RIXENSART FA - 82-9 13300200715940

Journal d'H. Berr, jeune juive parisienne, de 1942 à 1944. Récit quotidien d'une jeune étudiante contrainte de porter l'étoile jaune, déportée en mars 1944, qui meurt d'épuisement à Bergen-Belsen, quelques semaines avant la libération des camps.

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Date : 29/05/2008 - 13:45:16 Auteur : calistoga (via Babelio)

Hélène Berr est née en 1921 à Paris et morte en avril 1945 à Bergen-Belsen. Commencer cette chronique ainsi incitera certains à ne pas la finir. On a tant lu, tant débattu de ces vies de déportés. Pourquoi se replonger encore dans tant de noirceur ? Le journal qu'a écrit Hélène Berr entre 1942 et 1944 est lumineux et plein d'espoir. Espoir d'une jeune fille de 20 ans qui tombe amoureuse d'un beau jeune homme aux yeux gris. C'est par le prisme de ce coeur amoureux que l'on lit Paris en 1942. Les lois anti juives se font de plus en plus abjectes. Hélène se voit contrainte de s'y plier mais continue à savourer le reflet du soleil dans l'eau, le goût des groseilles d'Aubergenville, le plaisir de jouer Schubert ou Mozart avec ses amis. Le journal d'Hélène Berr est foudroyant d'intelligence et ce qu'elle nous dit parle de tous les génocides. Ce qui me frappe le plus est ce qu'elle écrit de l'incapacité qu'ont ses proches de comprendre l'impensable. Assistant sociale bénévole à l'Union générale des israélites de France (Ugif), qui servait d'interface avec l'occupant allemand, Hélène est très vite au courant des atrocités qui se passent au moment des arrestations et plus tard en déportation. Comment relater cela à ses proches ? Elle constate avec effarement que les gens sont incapables d'entendre ce qui ne les touche pas directement. Si on dit : « Ma soeur et son enfant de trois ans ont été arrêtés et séparés. » Alors on suscite l'intérêt. Si on dit : « deux mille personnes ont été arrêtés hier dans la nuit. Des personnes invalides ont été jetées par la fenêtre. Ils sont partis dans un convoi plombé pour l'Allemagne où sont entassées 60 personnes de tout âge et de toute condition.». Alors on croise un regard incrédule et dubitatif. Dans ces conditions qui la mène à une totale schizophrénie, elle se tait et continue à aider des enfants orphelins et à faire tout ce qu'elle peut pour soulager les plus malheureux. Consciente de l'enjeu du témoignage, elle s'astreint à décrire tout ce qui lui est rapporté, tout ce à quoi elle assiste car elle sait qu'on voudra effacer ces atrocités, les oublier. Ce journal continue à nous interroger sur l'abjection de l'homme et sur le renoncement coupable, l'incroyable silence des témoins qui n'ont su se lever pour arrêter la barbarie. Et aujourd'hui, que faisons-nous ? Qu'avons-nous appris du passé ? Hélène Berr est d'une clairvoyance absolue. Elle nous éclaire à soixante de distance sur ce qui fait de certain des hommes et d'autres, des chiens. Disant cela, je ne vous ai pas dit qu'Hélène Berr était une jeune fille extrêmement cultivée qui ponctue ses réflexions de citations de Keats et de Tolstoï. L'édition du journal nous fournit en précieuse annexe une bibliographie de toutes les oeuvres qu'Hélène cite au cours de ces deux années où nous l'accompagnons dans les rues de Paris occupé. On comprend mieux alors que cette ville occupée qu'Hélène arpente sans cesse peut effectivement sembler souriante aux Parisiens photographiés par André Zucca et présentés à l'exposition controversée de la mairie de Paris. http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=145 and document_type_id=2 and document_id=50952 and portlet_id=11706
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Date : 07/08/2008 - 07:36:18 Auteur : i2B (via Babelio)

Le Journal d'Hélène Berr m'a frappée car c'est un témoignage spontané de la vie au jour le jour pendant la guerre et des premières appréhensions de ce qu'ont été les camps. Même si justement par pudeur, la jeune fille évite de se répandre et de trop en parler pour rester le plus possible dans une vie "normale", on sent au fil des pages que l'horreur de la guerre et de la répression se profile à chaque coin de rue. Un journal magnifiquement écrit, très agréable à lire
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Date : 13/09/2008 - 19:29:12 Auteur : keisha (via Babelio)

Brillante étudiante à la Sorbonne, Hélène prépare l'agrégation d'anglais. Elle a sa famille, ses amis, la musique, et peut être un amoureux, Gérard. Nous sommes en avril 1942, et la situation des juifs français commence à se détériorer ... Elle rencontre Jean et là elle est réellement amoureuse. En juin 1942 son père est interné à Drancy. Début juillet 1942, elle demande à être assistante sociale bénévole et visitera aussi des enfants. Jusqu'à son arrestation en mars 1944, elle tient son journal. Deux principales raisons pour lesquelles lire ce journal : L'évidente, d'abord, comme un témoignage. "J'ai un devoir à accomplir en écrivant, car il faut que les autres sachent." "Je sais pourquoi j'écris ce journal, je sais que je veux qu'on le donne à Jean si je ne suis pas là lorsqu'il reviendra." Au début sa vie est presque normale. Puis de nouvelles lois sont instaurées. Les raffles et les déportations s'intensifient. Le changement de ton est très net dans ce journal (en 1943). Elle n'hésite pas à parler des tragédies autour d'elle. Elle est parfaitement lucide sur les dangers et son destin possible. Au sujet de l'arrestation d'enfants par un inspecteur de police français : "Qu'on soit arrivé à concevoir le devoir comme une chose indépendante de la conscience, indépendante de la justice, de la bonté, de la charité, c'est là la preuve de l'inanité de notre prétendue civilisation." De plus ce journal, écrit quasiment sans ratures, a une réelle valeur littéraire. L'écriture n'est pas "datée". Une journée d'été à Aubergenville : "Le foudroiement de lumière qui émane du potager, l'allégresse qui accompagne la montée triomphante dans le soleil matinal, la joie à chaque instant renouvelée d'une découverte, le parfum subtil des buis en fleurs, le bourdonnement des abeilles, l'apparition soudaine d'un papillon au vol hésitant et un peu ivre. Tout cela, je le reconnaissais, avec une joie singulière. Je suis restée à rêver sur le banc là-haut, à me laisser caresser par cette atmosphère si douce qu'elle faisait fondre mon coeur comme de la cire ; et à chaque moment je percevais une splendeur nouvelle" Dans la première partie revient souvent le mot "joie", Hélène croque la vie à pleines dents, elle est très sensible à la nature, elle aime se promener dans Paris et l'évolution de son amour pour Jean est très finement visible pour le lecteur. Ensuite, de plus en plus, elle s'interroge sur ce qu'elle et les autres doivent vivre, sur le futur possible, et la tonalité générale de ses réflexions est plus sombre ... "Ce n'est pas la pitié qu'ils doivent donner, c'est la compréhension, la compréhension qui leur fera sentir toute la profondeur, l'irréductibilité de la souffrance des autres, la monstrueuse injustice de ces traitements et les révoltera." Pour ces raisons, j'ai réellement été captivée par cette lecture, sans jamais me sentir en position de "voyeur". A lire absolument ! http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-22252536.html
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Date : 12/12/2008 - 14:11:43 Auteur : Mouna (via Babelio)

Il y a trop de mots, mais aucun d'assez fort pour qualifier Hélène Berr : intelligente, passionnée, dévouée? sa plume est incontestablement mature et révoltée.
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Date : 14/06/2010 - 16:50:54 Auteur : lauravanelcoytte (via Babelio)

Photocopié:lectures d'hélène berr
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